[{"content":"Page en construction\n","permalink":"https://garrulance.com/now/","summary":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePage en construction\u003c/strong\u003e\u003c/p\u003e","title":"En ce moment"},{"content":"Page en construction\nJe suis Sara Teinturier.\nActive principalement dans le milieu académique, je mène une carrière universitaire depuis le début des années 2000 en sciences sociales des religions. Cette carrière m’a conduite de la France au Canada, où je réside désormais. L’ensemble de cette activité est visible sur mon profil ORCID. J’ai également (beaucoup) d’autres intérêts et pratiques. La photographie documentaire, d’abord. Mais également pas mal de choses liées à des univers de culture pop : science-fiction, BD… on peut d’ailleurs me croiser du côté du jury Bédélys étranger du Festival de BD de Montréal, jury dont je suis membre depuis 2024.\nCe site est né d’un besoin d’écriture, et de partage de certaines de mes découvertes (littérature, artistes…). Mais également de mes réactions parfois en vrille : avis, il y aura parfois des billets d’humeur. Rien ne vous oblige à me lire.\nLes propos tenus sur ce site n’engagent que moi.\nLe contenu de ce site ne peut être utilisé ni copié, en partie ou en totalité, de quelque manière que ce soit, pour quelque usage que ce soit, sans autorisation explicite et écrite de ma part (Vade Retro bot IA. L’efficacité de cette phrase est toute relative mais utile pour le moral).\n","permalink":"https://garrulance.com/a-propos/","summary":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePage en construction\u003c/strong\u003e\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eJe suis Sara Teinturier.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eActive principalement dans le milieu académique, je mène une carrière universitaire depuis le début des années 2000 en sciences sociales des religions. Cette carrière m’a conduite de la France au Canada, où je réside désormais. L’ensemble de cette activité est visible sur mon \u003ca href=\"https://orcid.org/0000-0002-3519-0372\"\u003eprofil ORCID\u003c/a\u003e.\nJ’ai également (beaucoup) d’autres intérêts et pratiques.\nLa \u003ca href=\"https://sarateinturier.photo/\"\u003ephotographie documentaire\u003c/a\u003e, d’abord.\nMais également pas mal de choses liées à des univers de culture pop : science-fiction, BD… on peut d’ailleurs me croiser du côté du jury Bédélys étranger du \u003ca href=\"https://www.fbdm-mcaf.ca/\"\u003eFestival de BD de Montréal\u003c/a\u003e, jury dont je suis membre depuis 2024.\u003c/p\u003e","title":"À propos"},{"content":"**Page en construction **\nGarrulance est un carnet personnel hébergé sur infrastructure propre, en tentant de s’approcher d’une souveraineté numérique durable et utilisant des logiciels libres.\nHébergement Publié par Sara Teinturier, le site Garrulance est hébergé au Canada (Québec) par OVHcloud .\nSite internet J’ai beaucoup utilisé Wordpress jusqu’à maintenant (et certains de mes sites sous WP sont encore actifs). Cependant, je souhaitais me concentrer sur l’essentiel : des mots, quelques images… des fichiers textes, légers et donc, n’alourdissant pas inutilement le coût énergétique de la visualisation des pages.\nGénérateur : Hugo, générateur de site statique. Thème : PaperMod, par adityatelange. Déployé ici avec quelques adaptations. Polices système (chaîne system-ui) : pas de Google Fonts, pas de CDN externe, pas de requêtes vers des tiers à l\u0026rsquo;affichage. Rédaction : les billets sont rédigés dans Obsidian en markdown, puis déposés sur le serveur. Aucun éditeur en ligne, aucune base de données. Suivi et vie privée Aucun outil d\u0026rsquo;analyse. Aucun cookie de suivi. Aucun pixel-traceur. Les seuls logs sont ceux du serveur, conservés pour le diagnostic technique et purgés régulièrement.\nInspirations ilyess pour m’avoir fait connaître la pratique du colophon sur des sites internet via un fil Mastodon Omer Pesquer et son colophon, précisément :-) Licence Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0\nContact Par courriel, nom du blogue /sur/ protonmail.com\nOu sur Mastodon, cherchez teinturs sur l’instance social.sciences.re\n","permalink":"https://garrulance.com/colophon/","summary":"\u003cp\u003e**Page en construction **\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eGarrulance\u003c/em\u003e est un carnet personnel hébergé sur infrastructure propre, en tentant de s’approcher d’une souveraineté numérique durable et utilisant des logiciels libres.\u003c/p\u003e\n\u003ch2 id=\"hébergement\"\u003eHébergement\u003c/h2\u003e\n\u003cp\u003ePublié par Sara Teinturier, le site Garrulance est hébergé au Canada (Québec) par \u003ca href=\"https://www.ovhcloud.com/fr-ca/\"\u003eOVHcloud\u003c/a\u003e .\u003c/p\u003e\n\u003ch2 id=\"site-internet\"\u003eSite internet\u003c/h2\u003e\n\u003cp\u003eJ’ai beaucoup utilisé Wordpress jusqu’à maintenant (et certains de mes sites sous WP sont encore actifs). Cependant, je souhaitais me concentrer sur l’essentiel : des mots, quelques images… des fichiers textes, légers et donc,  n’alourdissant pas inutilement le coût énergétique de la visualisation des pages.\u003c/p\u003e","title":"Colophon"},{"content":"Il y a quelques jours, en ouvrant (numériquement) Le Devoir, j\u0026rsquo;ai eu le plaisir de trouver un photoreportage sur le Festival Mural. Qui plus est annoncé avec un regard pluriel, dans l’œil de « nos » photographes.\nJ’ai bientôt réalisé ne pas être capable de différencier les photographes d’une image à l’autre, toutes homogènes dans leur style photographique. Pas de « patte » particulière. Certainement, la contrainte éditoriale pèse lourd dans une telle homogénéité, de tels photoreportages résultant d’une commande précise, pour un média donné. D’ailleurs, récemment, le photographe de presse Didier Bizet rappelait la force de ces contraintes jusqu’à vider les images du « ton propre » de leur auteur :\nQuand j’ai décidé de passer à la photo de presse, en 2015, je pensais arriver à faire valoir mon ton propre. Or là aussi tu continues à répondre à des donneurs d’ordre, à devoir viser une cible, un lectorat spécifique. Ça reste un système. Il y a des lignes éditoriales, tu ne raconteras pas la même histoire pour Le Figaro et pour Libé, ce n’est pas la même vision du monde 1.\nUn autre constat s’est également imposé à la lecture du photoreportage présenté dans Le Devoir : ses trois auteurs sont, autant que je puisse le déduire en visitant leurs profils en ligne, des hommes. En explorant les récents photoreportages du même quotidien (sur les Francos, la victoire de la Victoire, les matchs du Canadien\u0026hellip;), je retrouve les mêmes noms. Des regards masculins, exclusivement.\nEn déduire que l’homogénéité d’un style photographique est la résultante de l’absence de pluralité de regards issus d’une diversité de genre (parmi d’autres critères de diversité) serait un raccourci beaucoup trop simpliste - la fameuse causalité dont les sciences sociales, depuis Durkheim au moins, ont appris à tenir à distance l’observateur et l’analyste. Le rappel de contraintes de lignes éditoriales, ci-dessus, vient souligner l’ampleur des fonctions causales possiblement en jeu.\nReste que je me suis interrogée, à partir de cette situation, sur la présence des femmes photographes dans la photographie de presse (ou le photojournalisme) au Québec en 2026. Globalement, on le sait, les femmes photographes sont moins présentes, et lorsqu’elles le sont, moins exposées - tout type de photographie et toute ère géographique confondus. Ainsi, « (l’) effacement des femmes dans l\u0026rsquo;histoire de la photographie résulte d\u0026rsquo;une longue tradition de discrédit » 2, d\u0026rsquo;une réelle invisibilisation 3, même si des évolutions sont en cours 4. Au Québec, il n’a pas manqué de femmes dans le milieu de la photographie - et cela, dès les premiers temps de ce nouveau média, comme l’a mis en lumière l’artiste et chercheuse Luce Vallières. En photographie documentaire, depuis les années 1970, les femmes se sont fait une place 5. Cependant, en photographies de presse, leur nombre reste, aujourd’hui, réduit. Déjà, au sein de l’Agence Stock Photo (1987-2017), elles furent trois sur les 14 membres : Sophie Bertrand, Caroline Hayeur, Marie-Hélène Tremblay 6. Aujourd’hui, le répertoire des journalistes du Québec référence, en 2026, 88 photojournalistes. 11 sont des femmes, soit 12,5 % 7. Trois d’entre elles ont actuellement une activité pérenne et régulière de photojournalisme : Josie Desmarais (La Presse depuis 2022), Sarah Mongeau-Birkett (La Presse depuis 2021), Marie-France Coallier (Le Devoir depuis 2018 - pas de publication dans le quotidien depuis décembre 2025).\nL’une d’entre elles, Sarah Mongeau-Birkett, s’exprime sur cette situation :\nQuand on demande à Sarah pourquoi, selon elle, on lui connaît peu de consœurs dans le milieu des médias, cette dernière médite longuement en plissant les yeux, sans toutefois trouver de réponse. « Honnêtement, je ne sais pas. C’est un métier hyper masculin. Beaucoup de femmes choisissent plutôt de faire de la photographie artistique ou commerciale. Si je voulais une mentore… ce serait compliqué », avance-t-elle avant de retourner à ses réflexions. Elle reprend : « Mon travail n’est pas facile physiquement. Je traîne des équipements super lourds, partout, tout le temps avec moi ». 8\nDans ce même article, la description de certains des reportages de la photojournaliste mentionne également des activités en soirée (ce qui lui permet de s’occuper de son enfant en journée), ou à l’étranger, avec des départs parfois de dernière minutes : autant de contraintes à prendre en compte dans l’entrée ou l’évolution dans une carrière.\nOr, l’absence de regards féminins dans les images publiées par les médias, est un enjeu. Sarah Mongeau-Birkett le note dans l’article précité :\nÊtre une femme a-t-il une incidence sur sa façon de photographier? (Sarah) répond par l’affirmative, tout simplement parce que les hommes et les femmes vivent des expériences différentes. Sur le terrain, Sarah porte un bagage et un regard qui lui est propre, notamment lorsqu’elle braque son objectif sur des victimes de violence conjugale ou… sur des Ukrainiennes qui ont tout laissé derrière, même leur mari resté au combat, pour se réfugier en Pologne.\nIl ne s\u0026rsquo;agit pas d\u0026rsquo;une simple statistique. Le regard de femmes photographes permet des décalages inédits, des compréhensions autres, des approches inattendues - spécialement sociales et politiques, focales souvent au cœur de la photo documentaire et des photoreportages, et tellement d\u0026rsquo;importance en cette époque caractérisée par des mouvements de fond qui touchent aussi bien la place des corps, des groupes, des identités, que des rapports de classe, de genre, de race\u0026hellip; Ces apports sont particulièrement visibles lorsqu\u0026rsquo;on regarde « ailleurs », dans des sociétés où le décalage offert entre une situation constatée et le regard de femmes explose en pleine face 9. L\u0026rsquo;Iran, le Japon, la Sicile grangrenée par la mafia des années 1960-1980, ne sont certes pas le Québec de 2026\u0026hellip; mais ce n\u0026rsquo;est pas pour autant qu\u0026rsquo;il s\u0026rsquo;agit de considérer comme acquise la pluralité des regards, et donc la compréhension de la complexité de nos sociétés via la photographie, là où, comme partout ailleurs, les « expériences sont différentes » selon sa position sociale, quelle qu’elle soit. S’en priver, c’est aussi conforter des normes dominantes, là où les médias « informent », c’est-à-dire « mettent en forme », littéralement.\nLes raisons de l’absence des femmes comme photojournalistes au Québec sont certainement nombreuses. L’homogénéité de photoreportages à plusieurs mains peut également avoir plusieurs causes (éditoriales en particulier). Mais il est certain que proposer des photoreportages « pluriels » en omettant habituellement et de manière répétée le regard de femmes, c’est d’emblée risquer offrir une vision homogène.\nJJ Faré, « L’histoire. Denis Bizet. Étapes d’États », Like. La Revue de www.toulesjourscurieux.fr, n°23, Hiver 2026, p. 85.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nLebart, Luce et Marie Robert. Une histoire mondiale des femmes photographes, Paris, Textuel, 2020.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nAdler, Laure et Clara Bouveresse. Les femmes photographes sont dangereuses, Paris, Flammarion, coll. Les femmes qui, 2024.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nVan de Moortele, Sylviane. Femmes photographes: dix ans de luttes pour sortir de l’ombre, Paris, Loco, coll. Histoires de photographe, n°03, 2023.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nLafontaine, Eve. La place des femmes dans le développement de la photographie documentaire au Québec (1970-1985), Montréal, thèse présentée à l\u0026rsquo;Université du Québec à Montréal, 2017.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nBertrand, Sophie et Jocelyne Fournel. Agence Stock Photo: une histoire du photojournalisme au Québec, Montréal, Québec, Les Éditions du Passage, 2024.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nVoir le répertoire en ligne : https://www.fpjq.org/fr/repertoire-des-membres?filter[fonction]=photo, consulté le 17 juin 2026. Filtre « fonction » activé, avec le mot « photo ». L’identification au genre « femme » a été faite en analysant les profils en ligne, lorsqu’ils sont disponibles. Des erreurs peuvent être possibles à la marge, qui ne modifieraient cependant pas substantiellement un résultat sans appel quant à la proportion de femmes parmi les photojournalistes.\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nLa Presse, 1er avril 2022 - https://www.lapresse.ca/promotion/2022-04-01/notre-equipe/sarah-mongeau-birkett-femme-photojournaliste.php\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\nGhabaian Etehadieh, Anahita. Espace vital: femmes photographes iraniennes, Paris, Éditions Textuel, 2023 ; Vermare, Pauline et al. Femmes photographes japonaises: des années 1950 à nos jours, Paris, Textuel, 2024; Guadagnini, Walter (dir.). Letizia Battaglia, Milan, Tours, Dario Cimorelli editore ; Jeu de Paume, 2024\u0026#160;\u0026#x21a9;\u0026#xfe0e;\n","permalink":"https://garrulance.com/posts/2026-06-18-femmes-photographes/","summary":"\u003cp\u003eIl y a quelques jours, en ouvrant (numériquement) \u003cem\u003eLe Devoir\u003c/em\u003e, j\u0026rsquo;ai eu le plaisir de trouver \u003ca href=\"https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/988040/festival-mural-oeil-photographes\"\u003eun photoreportage\u003c/a\u003e sur le \u003ca href=\"https://muralfestival.com/\"\u003eFestival Mural\u003c/a\u003e. Qui plus est annoncé avec un regard pluriel, dans l’œil de « nos » photographes.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eJ’ai bientôt réalisé ne pas être capable de différencier les photographes d’une image à l’autre, toutes homogènes dans leur style photographique. Pas de « patte » particulière. Certainement, la contrainte éditoriale pèse lourd dans une telle homogénéité, de tels photoreportages résultant d’une commande précise, pour un média donné. D’ailleurs, récemment, le photographe de presse Didier Bizet rappelait la force de ces contraintes jusqu’à vider les images du « ton propre » de leur auteur :\u003c/p\u003e","title":"Femmes photographes et médias d’information : où sont-elles ?"}]